KM 1900 INVERCARGILL
Jeudi 13 novembre
A Curio Bay, le vent est roi et puissant.Il fait très froid.
Malgré tout, nous osons une grande promenade sur la plage de sable fin puis le long des rochers battus par les vagues. Deux huîtriers s'avancent en criant pour, sûrement, défendre leur nid.
A notre retour, le gardien du camping nous indique où voir les manchots à œil jaune… à coup sûr...à moins de 5 min d'ici.
Nous partons en reconnaissance. Il se trouve que la plage aux manchots « est » la forêt pétrifiée et moi, je me régale.
A la nuit tombée et à l'heure dite, nous sommes une vingtaine à l’affût du manchot. Pour vous donner une idée de la température, j'ai un damart, un sweet épais, une veste polaire un anorak, un coupe vent imperméable et en bas un pantalon de survêtement plus coupe-vent imperméable et….des trois c'est moi la moins vêtue. On est presque « carré »!
La mer monte, les vagues se déchaînent. Pauvres petits manchots ! A coup sût ils vont se faire fracasser sur les rochers. En attendant, on brave et filme les éléments...et on se gèle ! Les doigts s'engourdissent, les yeux pleurent, les joues sont anesthésiées et le nez…
Tout à coup, réaction dans la petite troupe des observateurs : un manchot est sorti de l'eau. Les ToutiTitou l'ont vu, moi pas, j'étais trop loin.
Quelques minutes plus tard, j'en aperçois un deuxième dans l'eau. Il nous regarde tout étonné. Il s'ébroue, prend sont temps, se laisse photographier et filmer et se dandine jusqu'aux fourrés où doit se trouver sa progéniture. Et là on regrette que ce ne soit pas marée basse car on aurait bien apprécié de le voir marcher plus longtemps.
Nous attendons encore...Il fait de plus en plus froid sous un vent de plus en plus violent. Certains découragés, partent. Face à nous, le ciel s'assombrit. Un rideau de pluie se rapproche. Touti décide de partir et finalement nous l'imitons. La très forte averse nous fouette avant que nous ayons rejoint le haut de plage. Touti s'accroupit, protégé ainsi par son igloo turquoise. Nous parvenons tous à rejoindre le camping-car au sec.
Nous goûtons les beef pies, spécialités du camping. C'est bon et ça réchauffe.
Le camping-car devient un coin de paradis. Personne n'a envie de retourner en enfer...pour une douche. Les lingettes feront l'affaire.
Les éléments se déchaînent de plus belle. Tout la nuit, nous sommes bercés par les oscillations du véhicule, qui a bien du mal à résister aux coups de boutoirs, et par le ronronnement intermittent du chauffage électrique soufflant.
Ce matin, départ pour Invercargill. La pluie et le vent qui s'acharnent encore mai aussi la jauge de carburant font que nous zappons Slope Point, le point le plus au Sud de la NZ et donc le point le plus éloigné de la France. A Curio Bay, nous n'en étions pas si loin…
De grandes surfaces vallonnées sont retournées et nous réalisons qu'il y a là renouvellement des prairies et non cultures maraîchaires.
A Invercargill, l'office du tourisme est dans le Museum of Art and Gallery. Nous y découvrons l'histoire locale avec les outils mahori, la chasse à la baleine. De nombreux animaux naturalisés dont le grand Albatros mais aussi des vivants comme le Tuatara rescapé de l'ère des dinosaures. Sont aussi exposés des squelettes de Moa, dont certains atteignaient 3 m de haut. La chasse les a exterminés. L’histoire géologique est aussi racontée à l'aide de fossiles, minéraux mais aussi de schémas très pédagogiques. Le tout est gratuit. Un bon moment.
Nous trouvons en ville un super camping puis nous allons à Bluff, le plus important port du Sud. On en profite pour se régaler d'un fish'n ship face à l'océan Pacifique.
Retour au camping pour les obligations d'usage. Touti décide de prendre une chambre pour se reposer et soigner son angine. La guérison paraît instantanée !
Avant d'aller visiter les magasins locaux, je mets à jour le blog puisque nous n'avions pas dans ce coin perdu d'internet.
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Et le petit cadeau