AUCKLAND 3
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Mardi 16 décembre
Après notre moment « bière » et comme tous les soirs, je me mets au blog. La connexion est très bonne et les photos passent à toute allure...jusqu'à ce que tout s'arrête. Je n'ai plus de crédit internet. Nous réalisons qu'au cours de notre promenade, nous n'avons pas vu l'enseigne de mon opérateur. Pas trop grave puisque notre hôtesse reçoit la sienne grand format demain soir et qu'elle nous en fera profiter.
Nous mettons au point notre sortie de demain : quel bus pendre pour aller où on veut. Il n'existe pas de carte des bus de la ville car ils sont trop nombreux !
Nous nous mettons enfin dans un « vrai » lit et je branche la télé histoire de voir les infos et un film. J'ai l'agréable surprise de constater que j'arrive à suivre les infos et à comprendre en gros le sens du film mais on arrête car les pubs ici c'est pire qu'en France ! Environ toutes les 10 min pendant 5 min y compris pendant les infos c'est l'horreur !
Me croirez-vous si je vous dis que, moi, je dormais mieux dans le camping-car ? Allez comprendre…
Ce matin, je prends le temps de refaire la valise (celle qu'on ne rouvrira plus). On avait fait les choses un peu rapidement dans l'étroitesse d'un camping-car. Maintenant j'y vois plus clair et du coup je me sens mieux.
A 8H30, nous prenons le bus qui nous amène à la City, sur le port des ferries. Se trouve également ici le i visitor près duquel nous glanons encore quelques infos pour la visite des îles alentours. Il y a juste un « petit » problème, aujourd'hui le ciel est menaçant et demain et après demain il pleut. Le temps « serait » plus sûr vendredi.
Comme il est déjà 10H30, nous nous promenons sur le port et la marina et dans le vent pendant 2 ou 3 km. Devant le musée maritime est exposée l'impressionnante coque du premier bateau néo-zélandais qui gagna l'America's Cup. Des structures qui n'ont rien de vraiment esthétique sont aménagées pour avoir une vue un peu panoramique. L'occasion de quelques photos.
Des yachts gros comme des maisons, de très grands voiliers, d'autres bateaux de taille un peu plus modeste se disputent les places.
La « Sky Tower » toute proche est maintenant notre destination et le plan n'est plus indispensable ! Les TitouTitoune se rendent rapidement compte que c'est comme quand on est en montagne. On croit qu'on est bientôt arrivé...et c'est pas vrai ! Du coup on prend des forces en achetant des « mars » et c'est vrai que ça repart pendant encore une demi-heure.
Arrivés au pied de la tour on a le choix entre monter et redescendre en ascenseur ou prendre contact pour faire un saut de 192m avec 11 sec de chute libre dans le vide. On est harnaché. On arrive doucement en bas sur la place. C'est sans aucun risque. De plus un écrit nous encourage : « don't dream, do it ». Que croyez-vous qu'ils firent ces valeureux TitouTitoune ? Et bien non, vous n'y êtes pas du tout! Ils ont pris l'ascenseur pour monter...et…et...pour redescendre !!! Au 60 eme étage, la vue est impressionnante mais le Sky Deck de Melbourne c'était 88 étages ! Malgré tout ça fait tout drôle quand quelqu'un descend à toute allure devant « la fenêtre » et ça arrache un cri à Titoune. Titou, qui ne s'y attendait pas était en train de prendre une photo et a pu avoir un pied...C'est le plus haut saut du monde depuis un bâtiment. Quant à nous, à certains moments, nous marchons sur du verre et nous voyons le vide et les petites voitures au-dessous. Un panneau très rassurant vous informe que le verre sur lequel vous marchez a 3,8 cm d'épaisseur et qu'il est aussi résistant que la partie opaque (et vous comprenez qu'en principe vous ne devriez pas passer à travers) et Titoune, il lui reviennent ses cours de chimie qui disaient que le verre est une matière instable et s'il y a un tremblement de terre, etc...mais elle passe quand même… (elle s'est déjà privée du saut…) en tenant le bras à Titou...Tous les deux ou rien du tout !!! Ouf ! Reste plus qu'à redescendre. Nous faisons les 60 étages qui nous ramènent sur la terre ferme à toute allure dans un ascenseur au plancher vitré.
Tout ça nous a mis en appétit et nous avisons un petit restaurant. Le jeune derrière le comptoir nous dit « bonjour » (en Français !). Ça nous scotche un peu et nous commandons en Français. Saignant ? Bien cuit ? Etc... Lorsqu'il apporte les boissons, ça me démange. « J'ai quand même une question… c'était marqué sur nos fronts que nous sommes Français ? » Il rit. Non je dis « bonjour » à tout le monde, c'est ma french touch. Des fois, comme aujourd'hui, on me répond en Français et j'offre aux autres la possibilité d'apprendre un mot ou deux d'ailleurs il y en a qui progressent.
En fait, ce sont deux jeunes qui tentent leur chance en ayant pris ce commerce depuis 6 mois. L'un d'eux est boulanger et fait des croissants qui ont un franc succès. Il nous parlent aussi de copains qui font des crêpes bretonnes en faisant eux-mêmes leurs farines, sarrasin compris. Ils ont ouvert à Auckland leurs 5eme crêperie.
Du coup je remarque la carte des producteurs de vins de Bordeau, la carte des monuments de Paris, la Tour Eiffel en maquette en carton et la musique d'ambiance s'égrène entre Johnny Hallyday et Charles Aznavour en passant par Claude François, Michel Polnareff et d'autres. Par quel hasard est-on arrivés là mais nous avons super bien mangé et la viande était succulente.
Nous faisons ensuite un crochet par la maison des ferries pour se renseigner sur horaires et tarifs pour les îles. Un employer d'une compagnie nous voyant perplexes, vient à nous et la conversation s'engage. Il nous dit que Waiheke est très belle surtout avec le beau temps et il sort son portable pour nous donner la météo...peu réjouissante ! Il rajoute que la météo c'est comme les femmes...très changeant et qu'il nous faut croiser les doigts.
Nous remontons ensuite les « Champs Elysées du coin » (la Queen Street) pour visiter l'Auckland Art Gallery.
Nous passons beaucoup de temps à l'exposition des portraits Maori et au Light Show (sculptures lumineuses, ressenti de l'immersion en lumière monochromatique à laquelle nous ne sommes pas habituée, autres effets difficilement descriptibles…).
En ressortant, nous nous arrêtons sur les constructions évolutives réalisées en Legos blancs par les enfants (...et leurs parents sûrement!).
On est complètement HS ! Après une pause biscuits au chocolat et encore un km de marche, nous essayons de trouver le bon bus et il ne restera plus qu'à trouver le bon arrêt ce qui fut fait. Trop fort.