KM 3 333 KARAMEA
Jeudi 20 novembre
Tout d'abord pour rassurer Maguy, nous n'avons ressenti aucun tremblement de terre !
Ce matin, je suis réveillée de bonne heure par d'innombrables chants d'oiseaux… enfin ! Definitively, je dors mieux dans l'hémisphère sud.
Comme internet passe mieux ce matin, je peux poster l'article d'hier sur le blog.
A peine 9H et c'est parti pour 100 km qui vont nous conduire à Karamea.
Il fait très beau bien qu'en face de nous et tout autour la pluie trouble la vue des montagnes.
Nous longeons notre premier rail de sécurité sur 1 ou 2 km.
La route que nous empruntons est extrêmement sinueuse. Des pans de montagne sur notre gauche ont glissé dans les ravins sur notre droite. Les arbres doucement déracinés sont secs. On s'attend presque à recevoir un gadin sur le toit...mais ça passe. On verra l'évolution au retour.
Un hélicoptère charrie...des matériaux ? dans le fond du ravin. Nous n'en saurons pas davantage.
Ouf ! Les montagnes s'écartent enfin.
A Karamea, la coopérative farmer fait aussi office de i visitor.
La dame qui nous reçoit nous explique que sur le trajet de notre destination, on va trouver une route non goudronnée et un panneau avertissant les camping-cars qu'ils n'ont pas accès à cette route mais qu'on n'a pas besoin de tenir compte de l'avertissement (!!!)
Au bout de 13 km, on rencontre ledit panneau. De plus, la vitesse est limitée à 35km/h et les phares sont obligatoires. « Allume les phares ! » et Touti s'exécute...à contre cœur. Nous montons encore sur une piste très étroite présentant ça et là des épisodes de tôle ondulée, des nids de poules, des bas-côtés affaissés. Je me dis que sur ce type de route nous ne sommes pas assurés. Que fait-on ? On rebrousse chemin ? Ouais sauf que pas moyen de faire demi-tour donc on continue...à monter. Pourvu qu'il n'arrive personne en face… Ah la route s'élargit un peu et oui quelqu'un arrive en face. Ouf !
On arrive au parking. 2 balades sont proposées. On les fait toues les deux et on se régale. La forêt est magnifique et les arches en concrétion calcaire encore en formation sont impressionnantes.
Nous ne descendons pas dans la grotte qui un peu claustro, qui un peu troutrouille, qui un peu les deux plus un genou en compote. Nous disons aux jeunes en tongues qui nous invitent à les suivre que eux sont jeunes ce qu'ils savaient déjà.
Avec de belles images dans les yeux, nous rejoignons le camping-car. Il est 14H15 et il commence à faire faim. Touti nous a devancé tandis que je fais encore traîner pour d'autres photos. Lorsque nous le rejoignons, il est consterné : « plus de batterie ! » (ben oui les phares!). Dans l'affolement, on ne parvient qu'à ouvrir la porte chauffeur et la porte latérale or la batterie est sous le siège passager ! Heureusement que je suis là pour dire aux mecs qui cherchent une solution de mecs que peut-être le petit loquet…. N'empêche qu'on n'est pas plus avancé.
Il y a un guide et ses deux clients qui déjeunent dans l'abri pique-nique du parking. Bien-sûr YAKA et donc j'y vais with my best English. Le guide ne sait pas s'il a un câble et dit qu'il va regarder. Je me liquéfie en « sorry ». Après avoir farfouillé 5 bonnes minutes dans son énorme 4x4 jaune, il brandit triomphant le câble prévu à cet effet et nous dépanne. Thank you so much !
Il nous conseille de laisser tourner le moteur au moins 1h.
Je suggère qu'on peut en profiter pour casser une petite graine mais allez donc savoir pourquoi les 2 mecs n'ont plus faim et veulent repartir tout de suite. Comme il m'en faut plus à moi, pour avoir l'appétit coupé, je trouve les bons arguments pour manger sur le pouce et OUI, ça y est on part avant la nuit (il est 15h), avant d'être les derniers au cas où et surtout avant celui qui nous a dépannés (il vient juste de partir avec ses clients!)
Nous rentrons sans encombre au camping non sans avoir remarqué dans la zone « dangereuse » d'autres roches et frondes de fougères tombées là.