KM 960 Lake Tekapo
}
Samedi 8 novembre
Cette nuit nous avons dormi à Duvauchel dans les bras d'un volcan envahis par la mer. En fait la Banks Peninsula est le résultat de puissantes éruptions volcaniques du passé.
Nous contournons l'immense cratère jusqu'au port d'Akaroa. Village « français », le nom des rues, les drapeaux bleus-blancs-rouges autour de l'office du tourisme pourraient bien nous induire en erreur.
Le samedi matin, sur une petite place, se tient le « farmers market ». On y trouve une vendeuse de crêpes française, un petit producteur de yaourts maison (nous achetons) ainsi que deux petites filles qui exposent deux adorables bébés lapins blancs en proposant la caresse à 1 dollar.
Sans hésitation, nous optons pour le stand « gras » avec hamburgers (encore!!!) au lard grillé œuf au plat et pour le stand « sucré » : rochers yaourt noix de coco, pains aux raisins cardamone et cannelle.
Nous achetons de la crème solaire car oui on brûle ! La pharmacienne parle un français correct.
La petite promenade le long de la côte et des magasins de souvenirs ne parvient pas à dissiper la sensation de « encore trop mangé aujourd'hui ».
Il est midi et nous partons en remontant (le long du cratère) puis redescendant (de l'autre côté) du volcan pour lake Takapo.
Le reste de la route est assez monotone. D'immenses troupeaux de vaches (300 ? 500?), des arrosoirs démesurés et en actions semblent se distribuer entre la mer qu'on pressent sur notre gauche et les montagnes enneigées sur notre droite. Tout est vert. Les prairies herbeuses sont entre-coupées de hautes haies de conifères (pins, thuyas) mais aussi de peupliers. Certaines sont taillées avec grand soin.
A Ashburton, on s'arrête à la grande surface pour quelques courses, notamment de l'eau car il fait très chaud.
A 70 km de notre destination, le paysage se vallonne avec de grandes forets de pins exploitées çà et là.
Puis des vallons très verdoyants aux pentes très douces ajoutent une note douillette dans laquelle une forêt de conifères plus foncée et taillée à l'équerre fait tâche.
Un peu plus loin encore, les champs labourés bruns semblent être l’œuvre d'un coiffeur zélé qui aurait tondu toutes ces têtes.
Les moutons réapparaissent et font de ces mamelons vert, d'immenses coussinets moussus où ils seraient des champignons.
A Frairlies, de nombreux lamas attirent notre attention.
Les montagnes nous enserrent de plus en plus. Certaines très hautes sont couvertes de neiges. Je me sens en haute-Savoie.
Puis la végétation se fait rare, nous roulons dans un milieu assez aride.
Au détour d'un virage, LA chaîne de montagne enneigées s'érige d'un coup et barre au loin la route.
Nous nous arrêtons plusieurs fois pour les photos et c'est le lac.