De GUILVINEC à PERTH
En rentrant de notre dernière soirée crêpes avec Yvette et Pierre (pas tard demain c'est le départ), dernier regard aux messages sur l'ordi. QUOI !!! Message de Emirates for checking on line (pour impression de la carte d'embarquement) et OH !!!! Comme ça tombe bien : panne d'imprimante depuis la veille! Retour à Kérity chez les copains qui, eux ont une imprimante. Coucher 1h30 am.
Il est toujours un peu émouvant de quitter sa maison pour... 3 mois. Un dernier regard en refermant le portail et nous nous engoufrons dans la voiture "du" Michel en nous disant que c'est riches de tout un panel d'images, de couleurs, de sons et fragrances inombrables et variés que nous ferons le chemin inverse. C'était compter sans Titou qui tout juste arrivés au bout de la rue s'est rendu-compte, heureusement, qu'il avait oublié sa saccoche. Oui celle dont je vous parlais plus haut avec les passeports, le fric, les billets train-avion etc... Ah oui cette fois c'est pas moi.
Ca y est on est à a gare de Quimper!... mais pause pipi impossible, il faut des pièces, on n'en a pas et la marchande de journeaux ne peut pas ouvrir sa caisse !
Dans le train :
- Moment pique-nique toujours aprécié à cause des sandwichs de Titou. Oh mince alors! et ma pomme ? et ma bouteille d'eau?
- Les personnages qui nous accompagnent nous font passer le temps bien plus vite.
Un vieux couple un peu"bourge" arrivent, accompagnés par le contrôleur. Lui, ventripotant coiffé d'un chapeau, marche en s'aidant d'une canne. Elle, style maîtresse femme, BC BG, très maquillée, fait le récapitulatif des papiers qui se trouvent dans son sac. Ils parlent très fort. Elle n'a pas envie d'être hébergée chez sa soeur pendant qu'il sera hospitalisé et donc elle se débrouillera pour rester avec lui.
Devant moi un bébé noir très tonique, amuseur. Derrière moi un bébé tout blond. Les deux se cherchent, rient, crient mais n'apprécient pas trop mon éventuelle participation. Un petit doudou en peluche se décide toutefois à me caresser l'épaule.
On entend aussi parler math : "La série de mn2...la limite...si une série converge...l'espérance de mn..." J'ai pensé à des jeunes qui faisaient un devoir. Eh bien non, c'était des...dans nos âges, qui devisaient passionnément. Ca a duré quatre heures. J'avais déjà entendu des... "littéreux"? se gargariser de mots mais des matheux s'éclater autant...jamais. La différence c'est qu'avec les premiers, il m'arrive d'y comprendre quelquechose, et pas avec les seconds. Du coup je réalise qu'il y a toute une contrée, au moins aussi grande que l'Australie qui restera inconnue.
Je vous passe l'ado qui tente d'améliorer, chrono en main, sont temps de réalisation du Rubik's cub, le quadra qui regarde un DVD et tire le rideau sans s'inquéter qu'il plonge ses voisins de derrière dans l'obscurité, lesquels, ça tombe bien, trouvent celà normal. Et que dire de ceux-là qui vantent les délices du Finistère nord, Ploumanac'h notamment où s'est déroulée leur dernière rando. Finalement il y a un bébé (ça ne sait pas encore composer avec l'environnement à cet âge) qui en a, mais alors, franchement marre et qui le dit à sa façon ce qui n'empêche pas une vieille (encore) pimbèche, parfumée à vous donner la nausée, d'avancer dans le couloir en faisant mine de quasiment s'évanouir à chaque pas, ce dont tout le monde se fiche éperdument et moi la première. Je ne sais pas comment il fait Titou pour manquer ça en s'immergeant dans ses Sudoku!
Le voyage en avion
On a bien fait de checker on line. Ca nous a permis d'être les premiers partout. Pas de queue...Super! Mais bon comme on avait 4 heures d'avance...
Jusqu'à Dubaï, pas trop long, on a très bien mangé (toujours avec Emirates...mais les autres, je ne connais pas). J'ai conservé les menus.
A Dubaï, 4 heures d'attente dans l'aéroport qui est très beau donc ça se fait bien et y déambulent aussi des gens très pittoresques (...)
Nous montons dans l'avion. Au bout d'une demi-heure de retard de décollage, une voix s'exprime en anglais et en arabe (heu...c'est l'inverse). En fait pour nous ça ne change pas grand-chose... Un quart d'heure plus tard, je laisse ma fierté de côté et m'adresse à ma voisine, in English please, pour lui demander de m'expliquer very slowly ce qu'il se passe. J'arrive à comprendre (ben oui quand même!... encore que ... l'accent dis-donc!) qu'il se passe quelquechose au niveau météo sur Perth, et que l'avion ne peut pas se permettre, chargé comme il l'est et compte-tenu de la quantité de carburant disponible, de faire des ronds au-dessus de Perth en attendant que ça passe. Donc nous attendons que "ça passe" à Dubaï où nous restons confinés dans l'avion et sans manger (plus très faim) 2h de plus. Et l'hôtel ? J'avais donné une heure d'arrivée approximative au gardien de nuit pour qu'il vienne nous ouvrir mais 2 heures de retard !
Dubaï-Perth c'est très long mais à part quelques turbulences et cette sensation étrange de ne plus savoir "à quelle heure on vit" tout s'est bien passé y compris l'atterrissage. Après les formalités d'usage, nous trouvons rapidement un taxi (il n'y a pas eu d'orage à Perth) qui nous conduit à l'hôtel et là, chance : le veilleur de nuit accueille d'autres personnes. Sauvés !!! Enfin pouvoir dormir... Oui mais....mais nous ne sommes enregistrés que pour le lendemain. Je lui brandis mon papier. Il est sidéré. L'hôtel s'est trompé. Il nous propose deux lits une place dans deux dortoirs différents. Titou, crevé,est sur le point d'accepter. Je me vois mal arriver dans un dortoir où tout le monde dort à 3 h du mat !!! Et seule qui plus est! Et ma douche ? Et mon intimité ? Si nous avions 16 ans , je ne dis pas et encore... Non et non, je refuse. Le pauvre homme appelle d'autres hôtels... qui ne répondent pas. Je risque un c'est pas croyable il n'y a pas un hôtel d'ouvert, à Perth la nuit ? Si, il y en a un, il s'appelle "Le Mercure". Il parlemente avec son "collègue" qui ne nous comptera qu'une nuit pour deux. Il est vrai que la premère est déjà presque finie : il est 5h.