Km 2 935
Mardi 2 octobre
Comme nous avons pris l'habitude de nous lever tôt, les oiseaux viennent nous saluer et celui-ci nous ne l'avions pas encore vu.
Il nous faut à tout prix trouver un garage où nous pouvons trouver les explications pour accéder à la roue de secours. Nous trouvons. (FORD). De bien braves (encore...) gens. Un papy de mécano tout beau tout propre à cette heure se glisse sous le véhicule dans la poussière rouge et évidemment Titou aussi. Les deux papys émergent au bout d'un moment perplexes. Après mures réflexions le premier disparaît. Nous attendons. Il revient en brandissant très ostensiblement une méga caisse à outils flambant neuve. Il y farfouille un certain temps pour s'excuser (Sorry but...) de n'avoir pas ce qu'il faut. C'est à dire une clé de 5 pans de quelque chose que nous n'avons pas non plus. Thank you so much. Bye!
Nous repartons, le temps passe si vite... On ne va peut-être pas crever aujourd'hui non plus. Car aujourd'hui c'est un des clous de notre "australia dream" qui est au programme : le Wave Rock à 210 km. Nous nous enfonçons dans la Wheatbelt. A perte de vue, des champs de blé, plus rarement de l'avoine de l'orge ou du colza. Des perroquets étalent leur arc en ciel vert et rose d'un arbre à l'autre.
Tout à coup, les profs de sciences que nous sommes sont surpris par des animaux bizarres, en troupeaux, mi-veaux mi-antilopes avec des sortes de zèbrures ton sur ton. Oh pardon ! Ce sont des moutons qui viennent d'être tondus !!! (oh ça va hein?) Ils paraissent plus hauts sur pattes et plus minces. D'ailleurs même Korri on ne le reconnait pas quand il vient d'être tondu. Bon d'accord on est impardonable.
De temps à autres, on s'arrête, fait demi-tour pour prendre une ou deux photos jusqu'à ce cimetière pour chien, ou ces BNI (boules non identifiées). Titou bien-sûr les reconnait immédiatement : ce sont des melons sauvages qui poussent de chaque côté de la route. Moi, la gourmande, qu'est-ce que je fais ??? Eh bien je l'ai amèrement regretté tant l'amertume de ces fruits est amère. J'aurai pu me douter de quelque chose car ils sont intacts.
Le Wave Rock, ça se mérite. Il nous faut plus de deux heures pour être sur place et il fait 35°C.Nous est alors proposé un parcours de découvertes que noius découvrons avec bonheur. De loin, nous voyons la masse de granite rouge qui fait le gros dos sous le soleil. De près c'est grandiose. Un cours de Géologie se déroule sous nos yeux. C'est un granite porphyroïde qui présente une structure globale en écailles (un peu comme un oignon) dues au refroidissement différentiel. Les eaux de ruissellement découpent, détachent ces écailles, les trouent, les façonnent. Elles créent au pied du rocher où elles se rassemblent une zone circulaire humide favorisant le développement d'une végétation caractéristique qui contraste avec tout le reste plus sec. de plus l'acidité de ce milieu permet d'apercevoir quelques plantes carnivores.
Au sommet, la végétation se développe dans des cuvettes ou dans des fentes qui retiennent l'eau. A force de les chercher, nous avons pu débusquer des orchidées.
Il faudrait des jours pour tout voir. Mais le peu qu'on a vu fut un régal.
Bon encore une série puisque vous attendez tous la meilleure. Mais la plus étonnante reste celle que je dédie forcément à nos amis bretons.
