Km 16 608
lundi 19 novembre
Après la préparation des filets e poissons puis d'un petit déjeûner copieux, nous nous équipons pour les nombreuses petites randos qui nous attirent le long de cette magnifique côte.
Nous retournons au Grotto pour la photo marée haute et...c'est plus bas qu'hier !!! Mais c'est aussi beau.
Nous marchons tuote la matinée et une partie de l'après-midi autour de Loch Ard Gorge ainsi nommée d'après le bateau Loch Ard qui y fit naufrage en 1878. Il n'y eu que deux survivants dont Eve Carmichoel qui fit édifier un mémorial dans le cimetière qu'on peut encore voir au milieu des broussailles en l'honneur de sa famille périe ici.
On ne fait qu'ouvrir grand les yeux et quelquefois la bouche tellement c'est beau, d'autant plus beau qu'éphémère. La merdont le niveau s'élève attaque avec une telle violence toute cette côte qu'on l'entend gronder dans les boyaux étroits ou plus grands qu'elle fore en profondeur. Après quelques dizaines de mètres parcourus, on se rend compte qu'on marche sur un toit de tunnel vrombissant qui s'écroulera...quand ? La vitesse d'abrasion est évaluer à 2 cmpar an...Enorme !
Nous poursuivons par "les douze apôtres" qui ne sont que les vestiges et témoins des rivages d'antan, immenses, dignes et si beaux avant la chute. Il y a beaucouip de monde surtout de type asiatique. Très joyeux, ils posent en permanence pour des photos dans des attitudes qu'on trouve nous, rigolotes. Il y a aussi des Indiens et on croise quelques Français. Et puis, il y a aussi tous ceux qui s'offrent la bala de en hélicoptère dont les allers-retours permanents couvrent souvent le bruit des vagues, les chants d'oiseaux, les rires des asiatiques...
Au détout d'un chemin creux, nous assistons à une scène de bravoure à peine croyable. 2 petits oiseaux de la taille d'un bengali semblent regarder dans notre direction en piaillant de toutes leur force, bec grand ouvert. Nous pensons : ils doivent avoir les oisillons au nid dont ils défendent l'approche. Et bien sûr, Titoune elle avance un peu pour voir... et elle voit. Un immense serpent se dirige droit sur les oiseaux. Ceux-ci crient et s'agitent de plus en plus fort et volètent maintenant à quelque trente centimètres de la tête du serpent qui les suit maintenant dans le petit arbuste et ça dure, ça dure... Nous ne voyons plus le serpent mais pouvons suivre sa progression à la position des oiseaux et à leurs cris. A chaque seconde, on craint le pire quant tout à coup, juste sous notre nez et du côté opposé où se déroule la scène, sort du buisson une espèce de boule grisâtre tout ébourriffée et au bec jaune qui ne sait même pas encore voler. Aussitôt les deux oiseaux font silence et viennent le rejoindre. Ouf ! Sauvé...pour le moment en tout cas.
Nous nous arrêtons au camping de Princetown où, mais ça va donc devenir une habitude, nous attend l'oiseau bleue et sa petite femme toute grise d'émotion...
Et le petit cadeau...
